Le manifeste

Une maison de soin, pas de volume.

Émile-Paul Frères rétablit des textes du domaine public, parus chez la maison historique entre 1913 et 1938, avec le soin de l'objet et l'exigence du texte.

La maison ne cherche pas le volume. Un petit catalogue choisi vaut mieux qu'un mur de titres. Chaque ouvrage est tenu pour une pièce, depuis la composition jusqu'à la couverture.

Ses collections sont nommées, parce qu'un livre appartient à une ligne et à une histoire. Le patrimoine y dialogue avec les écritures d'aujourd'hui.

Le texte d'abord. L'objet qui lui est dû. Rien de superflu.

Concrètement, cela tient en une méthode. 44 titres sont annoncés, tous dans le domaine public, chacun rattaché à sa notice du catalogue général de la Bibliothèque nationale de France, qui est donnée en clair sur sa fiche. Le texte est recomposé d'après l'édition d'origine, et rien d'autre n'est repris : ni le frontispice d'époque, ni l'appareil critique, qui suivent leurs propres auteurs et souvent leurs propres durées.

Rien n'est en vente. Un titre paraîtra quand son exemplaire d'époque aura été acquis et son texte établi, pas avant, et la maison préfère l'écrire que promettre une date qu'elle ne tiendrait pas. Les réservations, qui ne coûtent rien et n'engagent personne, servent à savoir par lesquels commencer.

La maison publie dans la tradition de la maison historique, en hommage à celle-ci, sans revendiquer de continuité juridique avec elle. Ce qu'elle lui doit, elle le rend par l'exigence.

Une maison, plutôt qu'un fonds. Un soin, plutôt qu'un flux.

Émile-Paul Frères La maison